2026-01-01 0 1

Il y a des soirs où le ciel décide de nous récompenser. Ce 29 décembre 2025, alors que j’attendais patiemment que Jupiter monte en altitude dans le ciel de l’Aveyron, je n’ai pas pu résister à l’appel de notre satellite naturel. La Lune, haute et stable, offrait un spectacle que tout astrophotographe ne peut ignorer.

Notre voisine sous un nouveau jour

La Lune n’a plus besoin de présentation, et pourtant, elle ne cesse de surprendre. Située en moyenne à 384 400 km de nous, ce satellite de 3 474 km de diamètre est un véritable livre d’histoire du système solaire.

Lors de cette session, la phase permettait de mettre en lumière un relief saisissant le long du terminateur (la ligne de séparation entre le jour et la nuit). C’est là que les ombres s’étirent et révèlent la profondeur abyssale des cratères d’impact et la verticalité des chaînes de montagnes lunaires. Contrairement à la Terre, la Lune n’a pas d’atmosphère pour éroder ses paysages, nous offrant une vue brute sur des formations vieilles de plusieurs milliards d’années.

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Lune Moon Dobson 400p 29/12/2025

Conditions d’acquisition : quand le ciel collabore

Faire de l’imagerie planétaire à haute résolution est un combat permanent contre la turbulence atmosphérique. Ce soir-là, les conditions étaient enfin au rendez-vous :

  • Seeing : 7/10 (une stabilité rare qui permet de “pousser” les grossissements).
  • Jetstream : 14 m/s (assez faible pour éviter l’effet de bouillonnement trop prononcé).
  • Lieu : Le ciel pur de l’Aveyron.

J’ai multiplié les captures (fichiers .SER) pour figer ces instants de clarté, en me concentrant sur des zones riches en détails géologiques.

Setup technique pour le planétaire

Pour obtenir ce niveau de détail, j’ai utilisé mon setup dédié à la haute résolution :

  • Télescope : Dobson SkyWatcher Flextube 400P GoTo (un monstre de lumière de 400 mm).
  • Caméra : ZWO ASI585MC (parfaite pour sa sensibilité et son grand capteur).
  • Optique : Barlow Explore Scientific 5× combinée à un ADC ZWO pour corriger la dispersion atmosphérique.
  • Mise au point : EAF Gemini pour une précision chirurgicale.
  • Logiciels : Acquisition sous FireCapture, empilement avec AutoStakkert! et traitement des ondelettes sous Astrosurface.

L’œil à l’oculaire (numérique) : une anecdote de partage

L’astrophotographie est souvent une pratique solitaire, mais cette soirée fut différente. Mes amis Salésiens étaient présents et ont pu profiter de la “balade” en direct. Grâce à la raquette de commande du Dobson, nous avons survolé les cratères comme si nous étions à bord d’une capsule Apollo. Voir leurs réactions devant la précision des détails sur l’écran est toujours une immense satisfaction. C’est aussi ça, l’astronomie : un moment de partage et d’émerveillement collectif.

Conclusion

Bien que je sois plus habitué aux nébuleuses lointaines du ciel profond, le planétaire offre une gratification immédiate et une technicité passionnante. Ces images ne sont qu’un début, mais elles prouvent que le diamètre du 400mm, quand le seeing est clément, parle de lui-même. Par contre il faut que je fasse en sorte de résoudre le problème de netteté non uniforme sur le champs de l’ASI585. Si quelqu’un à une idée de la raison de ce défaut je suis preneur.

Mots-clés : astrophotographie planétaire, Lune, cratères lunaires, Dobson 400mm, ASI585MC, haute résolution.

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